Le 20 novembre 2017

Affaire Firerank : le média disparait de Facebook

Firerank disparait de notre feed Facebook. Que s’est-il passé? Après une tribune houleuse sur le profil LinkedIn du CEO Charles Marginier mercredi dernier, la chasse aux actions frauduleuses sur les plateformes sociales n’a jamais été aussi intense. Retour sur cette affaire. 

Firerank, page spécialisée dans l’actualité et le divertissement, comptait, jusqu’à il y a peu, plusieurs millions de fans avec en prime un taux d’engagement très important. Une page vivant au travers du réseau social Facebook, et qui était gérée au quotidien par trente employés dans des locaux à Clermont-Ferrand.

Accusée de growth-hacking, la page a été sanctionnée par Facebook et fermée définitivement. Toute activité a dès lors cessée du jour au lendemain et les employés mis en préavis.

Facebook n’est en effet pas vraiment friand de ce genre de pratiques, en particulier le « like jacking » ou le rachat de pages, une pratique qui consiste à détourner les likes (c’est à dire à faire aimer frauduleusement une page par un utilisateur). Le rachat et fusion de pages, c’est racheter des pages communautaires, les renommer et les fusionner avec la page dont on souhaite faire gonfler l’audience.

Deux pratiques illégales, injustes et sanctionnées par Facebook. Le CEO Charles Marginier mentionne dans sa tribune en justifiant le mot rachat par le mot « alliance ». Un usage de mots brumeux et un comportement « assumé » qui n’a fait qu’inciter certains utilisateurs à répliquer et ne pas retenir leur indignation.

                Exemple d’accrochage sur Twitter entre un utilisateur
et le président du groupe Melty.Fr

Choisir d’enfreindre les règles sur Facebook est un choix, mais celui-ci a eu des conséquences désastreuses sur une structure et des vies de personnes, à présent au chômage qui se retrouvent en situation précaire. Il peut sembler logique pour un pure-player d’appartenir à une plateforme sociale afin de booster sa visibilité, mais ce choix peut s’avérer dangereux lorsque toute l’activité commerciale y est en fait concentrée.
Une dépendance à sens unique qui peut in fine détruire une page, et par la même une entreprise, comme ce fut le cas pour Firerank.

Depuis la rédaction de ce post, nous avons pu constater que la tribune du CEO Charles Marginier a été supprimée, et s’en est suivi la suppression de son profil LinkedIn.
Décision volontaire du chef d’entreprise ou démis de ses fonctions, le mystère reste entier.

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